The Crowded Room : la glaçante histoire vraie de la série Apple TV+ portée par Tom Holland

Adaptation du livre «The Minds of Billy Milligan» de Daniel Keyes, publié en 1981, la série «The Crowded Room» sur Apple TV+ voit Tom Holland incarner un homme atteint du trouble dissociatif de l’identité (TDI).

Un première dans l’histoire américaine. Créée par Akiva Goldsman, la série en 10 épisodes «The Crowded Room», actuellement disponible sur Apple TV+, voit Tom Holland incarner le rôle de Danny Sullivan, un homme arrêté après son implication dans une fusillade, et sa rencontre avec Rya Goodwin, en charge de mener une série d’interrogatoires afin d’éclaircir l’affaire.

Cette fiction est adaptée du livre «The Minds of Billy Milligan» de Daniel Keyes publié en 1981, et s’inspire en partie de l’histoire de Billy Milligan, un homme atteint du trouble dissociatif de l’identité (TDI), qui abritait en lui jusqu’à 24 personnalités différentes. Un cas psychiatrique complexe qui va profondément influencer le système judiciaire américain en raison des crimes commis par le jeune homme, et interroger l’idée même de la responsabilité pénale d’une personne atteinte d’une telle maladie.

Le point de départ

L’histoire de William Stanley Milligan, né en 1955, débute à la fin des années 1970, à Columbus dans l’état d’Ohio, où plusieurs viols sont commis sur le campus. Très vite, ce jeune homme d’une vingtaine d’années au comportement étrange est interpellé par la police après avoir été identifié par une des victimes, et suite à la découverte de ses empreintes sur la voiture d’une autre victime.

Ce n’est pas la première fois que Billy Milligan rencontre des problèmes avec la police. Pendant la préparation de sa défense, un examen psychologique est effectué, et il est diagnostiqué comme souffrant d’une schizophrénie aiguë. Un deuxième examen clinique détermine qu’il possède un trouble de la personnalité multiple. Ses avocats plaideront la folie, et il sera transféré dans une clinique psychiatrique, l’Athens Crazy House, dans l’Ohio, où il recevra un traitement non-adapté.

Une personnalité fragmentée

Billy Milligan y signale la présence de 10 personnalités différentes, et elles seront les seules connues des psychologues jusqu’à ce que le psychiatre David Cola détermine la présence de 14 autres personnalités, celles-ci étant qualifiées «d’indésirables». Elles seraient apparues notamment en raison des traumatismes vécus par Billy durant son enfance, notamment les coups et les viols à répétition infligés par son beau-père, Chalmer Milligan, qui auraient forcé le garçon à fragmenter sa personnalité.

Certains ont affirmé que l’excuse psychiatrique était sa seule manière d’échapper à la prison. Les avocats de Billy Milligan avaient toutefois pointé du doigt qu’une des victimes de viol avait précisé que son assaillant avait un accent allemand. Ce qui a participé, avec les analyses psychiatriques rigoureuses de nombreux experts, à confirmer l’existence d’un trouble dissociatif de l’identité (TDI).

Parmi les différentes personnalités de Billy Milligan se trouvaient Arthur, un anglais arrogant et distingué qui se révèlera être sa conscience morale. Allen était un escroc manipulateur. Reidzhen Vadaskovinich était un communiste yougoslave qui l’aurait poussé à commettre des vols à la manière de Robin des Bois. Il y avait aussi Adalana, une lesbienne de 19 ans au caractère timide et introverti qui le poussera à commettre les viols (un des viols sera toutefois l’œuvre de Phil, une personnalité masculine, délinquant et grossier avec un fort accent de Brooklyn).

Libération et jugement final

Billy Milligan sera finalement libérée en 1988 après 10 années passées dans les hôpitaux psychiatriques. Le système de santé et le système judiciaire de l’Ohio finiront par le disculper le 1er août 1991, faisant de lui le premier accusé aux États-Unis à être acquitté d’un crime après avoir plaidé l’aliénation mentale. Un jugement qui maquera un profond changement dans la manière dont le système judiciaire américain, et à travers le monde, allait prendre la santé mentale en considération à l’avenir.

Billy Milligan est ensuite parti vivre en Californie en 1996, avant de disparaître sans laisser de trace pendant de nombreuses années, ses anciennes relations ayant perdu tout contact avec lui. En 2012, alors qu’il vivait chez sa sœur dans l’Ohio, il a été diagnostiqué comme souffrant d’un sarcome des tissus mous. Il est décédé d’un cancer le 12 décembre 2014, à l’âge de 59 ans.

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