L’ancien patron de Credit Suisse Tidjane Thiam a été plébiscité vendredi à Yamoussoukro lors du congrès du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), principale formation d’opposition. Il prend sa tête avec la présidentielle de 2025 en ligne de mire.
Tidjane Thiam a recueilli 96,5% des voix contre 3,2% pour son adversaire, le maire de la commune abidjanaise de Cocody Jean-Marc Yacé. Il devient le troisième président élu de l’histoire du PDCI, fondé en 1946, après le père de la nation ivoirienne Félix Houphouët Boigny et un autre ancien chef de l’Etat, Henri Konan Bédié, décédé en août.
Après avoir rendu un « hommage appuyé à ses prédécesseurs », Tidjane Thiam a estimé que « le déroulement et l’issue du congrès ont honoré » le parti. « C’est avec beaucoup d’humilité que j’accepte la responsabilité que vous avez décidé de me confier », a-t-il ajouté.
Plus de 6000 congressistes étaient appelés à voter vendredi dans la capitale Yamoussoukro pour élire un nouveau président pour le PDCI. Le vote s’est tenu sans incident en fin de journée et les résultats proclamés autour de minuit. La participation a atteint 64%.
Présidentielle de 2025 en vue
L’ancien dirigeant du PDCI, Henri Konan Bédié, président de la Côte d’Ivoire de 1993 à 1999, est mort en août à 89 ans et n’excluait pas de se présenter à la présidentielle de 2025. Le parti qui vise le retour au pouvoir dans deux ans, a également proposé vendredi soir de soutenir Tidjane Thiam en vue d’une investiture pour 2025.
« 2025 sera une année électorale cruciale pour notre parti nous nous devons d’être prêts. Nous devons préparer cette échéance dès demain matin », a lancé vendredi soir, Tidjane Thiam sous les acclamations de l’audience. A la tête de la Côte d’Ivoire sans discontinuer de 1960 à 1999, l’ancien parti unique n’a plus accédé à la magistrature suprême depuis 24 ans lorsqu’un coup d’Etat avait chassé Konan Bédié du pouvoir, un soir de Noël 1999.
Justice saisie
La tenue de ce congrès a été incertaine tout au long de la semaine, après un report samedi dernier par la justice ivoirienne, saisie par deux militants qui dénonçaient des irrégularités dans la liste des congressistes.
La décision pointait notamment des risques de « troubles à l’ordre public » pour justifier ce report et la police s’était déployée samedi matin pour empêcher d’accéder au lieu du congrès. Alors que le PDCI avait reprogrammé le congrès à vendredi à Yamoussoukro, les deux mêmes militants avaient à nouveau saisi la justice, avant de finalement retirer leur plainte, jeudi soir.
ats/vajo
Crédit: Lien source


Les commentaires sont fermés.