Avec notre correspondante à Abidjan, Marine Jeannin
C’était sa première interview dans un média ivoirien depuis 1999, année où le coup d’État de Robert Gueï lui a coûté le ministère du Plan et du Développement. Pendant une heure, sur la NCI, Tidjane Thiam a défendu sa carrière et ses positions.
Il s’est d’abord félicité sur ses résultats dans le secteur public ivoirien, dans les années 1990, dans le gouvernement de Henri Konan Bédié, mais aussi à la tête du Bureau national d’études techniques et de développement, l’organisme de développement des infrastructures et de conseil économique. Sans oublier ses réalisations dans le secteur privé aussi, lui qui est parvenu à redresser le Crédit suisse en moins de cinq ans.
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Tidjane Thiam a aussi rendu hommage au défunt président Bédié et partagé des anecdotes sur leur collaboration passée. Il s’est exprimé sur l’économie ivoirienne et sur la politique internationale, condamnant le coup d’État au Niger, mais se disant favorable à une résolution diplomatique de la crise.
La question des ambitions politiques de Tidjane Thiam n’a pas été directement posée, par respect pour le deuil qui frappe le PDCI depuis le 1er août. Mais les observateurs politiques le rangent d’ores et déjà parmi les favoris à la course pour la succession de Henri Konan Bédié.
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