Tour de France : « J’ai lancé le vélo, c’est cruel des fois », comment Mohoric a privé Asgreen du doublé

Promise au sprinteur, la 19e étape du Tour de France, qui s’est déroulée ce vendredi entre Moirans-en-Montagne et Poligny, s’est à nouveau offert aux audacieux.

Malgré la fatigue accumulée après deux semaines et demie de course, les échappées ont continué à rythmer l’avant-dernière étape avant l’arrivée dimanche. Avec un Jonas Vingegaard, assuré du succès dimanche sur les Champs-Élysées, la course est revenue à l’issue d’un sprint de folie à trois. Si Danois Kasper Asgreen, le coureur de Soudal Quick-Step, a longtemps cru à une deuxième victoire après celle de la veille à Bourg-en-Bresse. Il a fallu plusieurs minutes d’attente pour valider le succès qui revient finalement à Matej Mohoric. Le Slovène de l’équipe Bahrain Victorious, s’impose d’un demi-boyau à pleine. Il offre une troisième victoire à son équipe. L’Australien Ben O’Connor (AG2R Citroën) complète le podium.

Sur France 2, Mohoric, qui a beaucoup pleuré après l’arrivée, en pensant à son ancien équipier Gino Mäder, décédé lors du dernier Tour de Suisse, a expliqué : « C’est vraiment une victoire pleine d’émotion. Je savais que c’était la meilleure occasion pour moi de gagner, j’avais les jambes, mais après 10 étapes, on se rend compte que tout le monde travaille dur. On fait de son mieux, mais on souffre. Aujourd’hui, je suis parti avec de la confiance et je voulais rentrer dans le bus sans regret. D’autres coureurs étaient bien plus forts que moi, mais je me suis battu pour maintenir l’avance. »

Au sujet de ce sprint si serré il raconte : « Je savais que Ben (O’Connor) lancerait de loin et que Kasper (Asgreen) était le plus fort des trois et qu’il suivrait Ben, donc j’ai espéré qu’il me reste quelque chose sur les 100 derniers mètres et j’ai lancé le vélo, c’est cruel des fois. En quelque sorte, j’ai l’impression de les avoir trahis : sans eux, je ne serais jamais arrivé devant la ligne. »

Le peloton avec le maillot jaune Jonas Vingegaard arrive avec plus de 13 minutes de retard sur le groupe de 9 échappées. Un groupe qui avait explosé dans les derniers kilomètres après la dernière difficulté et le col d’Ivory.

« Quand on passe si près, c’est un peu décevant, admet Kasper Asgreen sur France 2. Mais avec les deux dernières semaines qu’on vient de se taper, je suis quand même content d’être près de la victoire. »

Avant de rallier Paris ce dimanche, les rescapés de cette 110e édition du Tour de France se verront proposer une ultime étape dans l’est de la France entre Belfort et Le Markstein, sur une distance de 133,5 km.


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