TOUTES EN CLUB – Quand les filles parlent de leur passion du sport

Les clubs et associations sportives ont fait leur rentrée. Le sport, au-delà de la dépense physique, est un vecteur de lien social, d’évasion, de bien-être. Pour celles qui hésitent encore entre telle ou telle activité ou tout simplement à franchir la porte d’un club, voici des paroles de sportives qui présentent leur parcours et reviennent sur ce que leur apporte la pratique d’un sport, les sensations et les souvenirs qu’il crée. Sachez que la Ville de Boulogne-sur-Mer, avec le dispositif Toutes en Club, peut vous aider dans le financement des licences. Rencontres…

Trois jeunes femmes, trois sportives licenciées en handball, canoë kayak et lutte, se confient sur leurs activités et leurs souvenirs marquants.

ELISA

« Je m’appelle Elisa Villard. J’ai 14 ans et je rentre en classe de 3ᵉ. Je suis licenciée à l’Association Boulonnaise de Handball (ABH) depuis 2 ans et j’ai pratiqué du karaté avant ça.
J’ai choisi le handball car je cherchais un sport collectif parce que je voulais sentir l’esprit d’équipe et l’esprit de camaraderie.  Le hand me permet de me défouler au quotidien, de rire avec les copines. Ça me détend après une journée d’école. Je fais vraiment ce que j’aime ! J’ai 2 entrainements par semaine à la salle des sports du Chemin Vert et les matchs se déroulent le week-end.
Question équité, nous sommes moins nombreuses que les garçons. Il n’y a pas d’équipe de mon âge au club et je joue donc en U18 avec des filles plus âgées que moi. De plus, il y a moins d’équipes filles dans le Département alors, nous rencontrons souvent les mêmes équipes et les déplacements sont plus loin.
Mon plus beau souvenir de sportive est lorsque j’ai été appelée en équipe du comité pour représenter le Pas-de-Calais. »

ANAËLLE

« Je m’appelle Anaëlle Scotté et j’ai 18 ans. Je rentre en école d’architecture à Rouen ou en STAPS sur Arras. Pour des raisons logistiques d’entrainement, je pense choisir Arras. Mon entraîneur national est au club de St Laurent et il sera plus facile pour moi de m’entrainer. Sur Rouen, l’hiver, il y a beaucoup de vagues sur la Seine et il faut s’entrainer avec un gilet. En plus, le club n’est pas toujours ouvert alors, je ne sais pas si je pourrais m’entrainer comme j’aimerais.
Je suis licenciée au Boulogne Canoë Kayak (BCK) depuis 7 ans. J’ai toujours fait du sport que ce soit du foot, de la danse ou de l’escalade. J’ai choisi le BCK grâce à mon père qui était au club de kayak et que je suivais régulièrement. Le canoë m’apporte un équilibre de vie. Il m’a forgé un très bon mental, beaucoup d’autonomie. J’ai la chance également de voyager beaucoup pour les compétitions internationales. Je m’entraine tous les jours. Soit entre 10 et 12H de canoë par semaine. Mais j’arrive à 20H de sport par semaine avec les entraînements cardio, musculation etc.
Je trouve qu’il n’y a pas vraiment d’égalité entre hommes et femmes dans mon sport. En équipe de France, il n’y a pas d’entraineur féminin, c’est l’entraineur des hommes qui s’occupe de nous. Si vous regardez les communications de la fédé c’est beaucoup d’hommes qui sont mis en avant. Un autre exemple qui peut paraitre anecdotique : lors de ma dernière sélection, les hommes ont reçu un shorty, un tee-shirt et un débardeur, alors que nous n’avons pas eu le débardeur sans savoir pourquoi.
Mon plus beau souvenir a lieu à chaque course, quand je franchis la ligne d’arrivée. Que ce soit dans le bon ou le mauvais sens, j’adore ce moment. Le franchissement de la ligne, c’est l’aboutissement de la course, des heures d’entrainement… c’est un moment magique pour moi.
Je garde en tête l’année 2012, quand la ville de Boulogne-sur-Mer a organisé la première Women Cup qui étaient un peu comme les championnats du monde du canoë féminin. Avant ça, le canoë était quasi interdit pour les femmes. La position était jugée vulgaire et traumatisante pour le bassin des femmes et donc invalidante pour des grossesses futures. La Women Cup a ouvert la voie au canoë féminin. Le Canoë féminin est ensuite devenu sport olympique en 2020. »

CANDICE

« Mon nom est Candice Malfoy et j’ai 16 ans. Je suis épileptique et j’ai redoublé une année à cause des crises. J’entre donc en première cette année. Je suis licenciée depuis 4 ans à l’ELCO, Entente Lutte Côte d’Opale et j’ai fait de la danse et du judo avant. J’ai choisi la lutte car j’ai toujours aimé les sports de combat. Pour moi, le sport et donc la lutte, c’est le défouloir après les cours. Grâce au sport, j’ai appris à canaliser mon énergie et j’ai pris confiance en moi. Je m’entraine 4H30 par semaine, et j’ai en plus des heures de renforcement général et de cardio.
Dans le club, on s’entraine tous ensemble, il n’y a pas de différence entre les garçons et les filles. Le club fait tout ce qu’il peut pour tous ses athlètes, petits ou grands, filles ou garçons.
En avril 2023, je suis devenue championne de France dans ma catégorie. C’est mon plus beau souvenir de sportive.
Ma plus belle image de sportive reste lorsque la judokate française Clarisse Agbégnénou remporte son titre olympique. »

 

Si vous êtes une fille, jeune femme ou femme, résidente à Boulogne-sur-Mer, que vous n’avez jamais été licenciée et que vous êtes intéressée par l’aide au financement de licence par la Ville de Boulogne-sur-Mer, vous pouvez écrire à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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