Trébeurden. Il est arrivé en Guadeloupe : une mini-transat de rêve pour Willy Muller

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Le skipper de Trébeurden Willy Muller est arrivé, ce mardi 14 novembre, à Saint-François en Guadeloupe, 41e des Séries sur la deuxième étape de la mini-transat. Mais son 6.50 Tars est 3e de sa catégorie, les pointus (ancien modèle de 6.50).

Il lui aura fallu 16 jours et 16 heures de course depuis La Palma aux Canaries pour parcourir 2 000 milles.

J’ai fait une super course, sans aucun problème. Il y a eu une super bagarre avec le 2e et le 4e pointu. J’attendais une confrontation comme ça.

Willy Muller, skipper de Tars.

« Une course de carte postale ! »

Sous les alizés, il fallait être attentif aux grains (des vents très forts sous certains nuages). « Je n’ai jamais eu très peur ».Il a dû également affronter une mer  croisée résultant d’une houle venant du nord et d’une autre de l’est. « Ça bougeait pas mal, c’était difficile pour le pilote. Je devais réduire la voilure. »

Une préparation sans faille

Willy n’avait rien laissé au hasard. « Je suis hyper fier de ma préparation. » Au passage, il remercie son coach.

La vraie surprise c’est qu’il n’y en a pas eu. Ni sargasses ni OFNI. Ah si quand même : ça faisait plic ploc sur ma couchette, ça devenait insupportable !

Le skipper s’est levé en pleine nuit colmater le trou d’une maline petite vis mal placée.

Willy Muller : « Je ne suis pas prêt d’oublier cette arrivée et cet accueil. » ©© Josselin DIDOU

« Un pic d’adrénaline »

Willy a fait un joli coup en contournant l’île de El Hiérro par le nord. « Je me suis retrouvé 2e de l’ensemble de la flotte, toutes catégories confondues. J’ai eu un pic d’adrénaline. »

C’est aussi ce qu’il venait chercher dans cette aventure. « Mais je me suis pris les pieds dans le tapis sur le coup suivant », tempère-t-il.

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Gérer la solitude

Pour ne pas avoir le mal de la solitude, puisqu’il n’avait aucun moyen de communication à bord, il avait embarqué tous les messages, écrits ou enregistrés, de ses amis et soutiens.

Il a pu dormir suffisamment, se régaler de ses victuailles. Par contre, « on crevait de chaud ! » Même en plein océan, il n’y a pas de vent sur le bateau parce qu’il avance aussi vite que le vent qui le pousse.

Willy Muller
Willy Muller est arrivé ce mardi à 1h du matin, heure locale, en Guadeloupe. ©Josselin DIDOU

Plus de bateau, plus de projet

Willy a vendu son bateau à Azénor qui va le ramener en métropole et tentera l’aventure de la mini-transat. Gros chagrin pour Willy qui s’est, depuis trois ans, entièrement investi, dans tous les sens du terme, pour réaliser son rêve.

« Je ne vais plus faire de bateau », tente-t-il en riant et en se ravisant aussitôt.  J’ai hâte de retourner travailler. » Il va remettre en état l’Ultime 3 d’Actual qui vient de courir la Jacques Vabre.

En Guadeloupe jusqu’à la remise des prix, il profite d’une mer à 27 ° et d’une température à 30°.

Marie-José Mignot

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