un accord de prêt de 75 millions $ de la BADEA pour la construction de 7 500 logements sociaux

(Agence Ecofin) – L’accès au logement en Côte d’Ivoire reste un important défi de développement, avec un déficit estimé à 600 000 unités par an, selon le gouvernement. Dans l’optique de réduire ce déficit, l’Etat ivoirien met en place des programmes de construction avec l’apport financier de certains partenaires.

La Côte d’Ivoire a signé un accord de prêt de 45 milliards FCFA (75 millions $) avec la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), pour la construction de 7 500 logements sociaux et économiques dans le pays. C’est ce qu’indique un communiqué du gouvernement, ce mardi 11 juillet.

Selon la note d’information, cet accord permettra de réaliser la première phase du projet avec 1 240 appartements dans la ville d’Abidjan, 800 appartements à Yopougon BAE – Cité Policière et 440 appartements à Attécoubé-Locodjro.

« Le montant mobilisé couvre à la fois les travaux de construction des bâtiments, à savoir au total 31 immeubles de type R+9 de 40 appartements chacun, mais également ceux relatifs aux VRD [voirie et réseau divers, NDLR] secondaires, parkings, espaces verts, espaces de jeux, etc. », a indiqué Bruno Nabagné Koné, ministre de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme. Toutefois, l’Etat ivoirien devra prendre en charge les travaux de renforcement des VRD primaires sur les sites du programme, ainsi que la réalisation des équipements de proximité : écoles, marchés, centres de santé, en contrepartie du financement accordé, a-t-il ajouté.

Le ministre a également signifié que cet accord de prêt est relatif au financement de la phase I du programme d’urgence de 25 000 logements sociaux et économiques en centres urbains, dont 20 000 unités à Abidjan et 5 000 unités dans les villes de l’intérieur du pays, à savoir Yamoussoukro, Bouaké, Korhogo et San Pedro, avec un coût global estimé à environ 500 milliards FCFA (837 millions $).

Malgré les efforts du gouvernement, l’accès au logement dans ce pays ouest-africain reste un véritable défi pour les populations en général et particulièrement celles de la ville d’Abidjan, captant 36 % de la population urbaine (RGPH 2021). Une difficulté qui pourrait s’expliquer en partie par le déficit de logement qui est estimé à 600 000 unités par an, selon le gouvernement.

Une situation qui entraine une flambée des coûts de location, un renchérissement des parcelles immobilières ainsi que toutes sortes de pratiques assimilables à des formes « d’abus », rendant l’accès au logement fastidieux pour le citoyen lambda.

Selon le Centre de financement du logement abordable en Afrique (CAHF), l’accès au crédit immobilier en Côte d’Ivoire reste difficile en raison des revenus faibles ou irréguliers que perçoivent la plupart des ménages ivoiriens. Plus de 80 % de la population gagnent leur vie dans le secteur informel, a souligné le CAHF.

Charlène N’dimon (stagiaire)


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