Un chercheur affirme avoir trouvé des vestiges de technologie alien au fond de l’océan

Il y a quelques semaines, nous vous rapportions (avec des pincettes) la découverte qu’affirmait avoir réalisée Avi Loeb, un chercheur américano-israélien. L’astrophysicien controversé et son équipe s’étaient lancés à la recherche d’une météorite tombée sur Terre, dans l’océan Pacifique, au large de la Papouasie-Nouvelle-Guinée en 2014, et de sa «petite soeur», arrivée chez nous trois ans plus tard.

Pourquoi porter un tel intérêt à ces deux astéroïdes? Parce que, d’après Avi Loeb, leur vitesse au moment de l’impact indique qu’ils ne proviendraient pas de notre système solaire, mais de bien plus loin, d’un autre système donc, ce qui serait une première.

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Depuis, la situation a quelque peu évolué, comme le rapporte le magazine mensuel américain Popular Mechanics. Et aux déclarations parfois fantasques du chercheur, s’ajoutent maintenant des menaces judiciaires et ce qui pourrait aboutir à un imbroglio diplomatique entre la Papouasie-Nouvelle-Guinée et les États-Unis. On vous explique tout cela.

Une histoire pas nickel

Après avoir ratissé les fonds marins, au large de l’île de Manus dans l’océan Pacifique, Avi Loeb et son équipe en ont extrait des sphérules cosmiques (des micrométéorites ayant fondu lors de leur entrée dans l’atmosphère). Après analyse, celles-ci semblaient constituées d’un étrange alliage de fer, de titane et de magnésium.

Pourquoi étrange, nous direz-vous? Parce que, selon Avi Loeb, on ne trouverait pas de trace de nickel dans ces sphérules. «Cette composition est anormale comparée à celle des alliages faits par des humains, mais aussi comparée à celle des astéroïdes connus», écrit-il dans un post de blog sur la plateforme Medium.

Sa conclusion? Il s’agit évidemment des vestiges d’une technologie extraterrestre, ce que la communauté scientifique n’a pas tardé à relativiser. S’il y a consensus sur l’origine des deux météorites qui proviendraient bien d’un autre système solaire, rien ne prouve qu’il s’agisse d’objets technologiques d’origine alien.

Vers un conflit diplomatique?

Il semblerait cependant que cette expédition n’ait pas été tout à fait légale et Avi Loeb pourrait se voir priver de tous les échantillons récoltés. C’est en tout cas ce qu’affirme le gouvernement de Papouasie-Nouvelle-Guinée, qui n’aurait jamais donné son accord pour de telles fouilles, comme l’indique le quotidien britannique The Times.

Le pouvoir papouan-néo-guinéen accuse donc les États-Unis, par l’intermédiaire de l’astrophysicien aventureux, d’avoir volé ces fragments de météorites. Avi Loeb et son équipe assurent quant à eux avoir reçu toutes les autorisations nécessaires.

En plus des menaces de poursuites pénales brandies par la Papouasie-Nouvelle-Guinée, certaines voix s’élèvent, notamment dans l’opposition du pays, pour que soit annulé un pacte de sécurité fraîchement signé, le 22 mai 2023, avec les États-Unis.

«Ce que ces citoyens américains ont fait était illégal depuis le début, tout comme l’était le fait de voler des objets au large de nos côtes», assène le leader de l’opposition Joseph Lelang, dans des propos rapportés par The Times.

«L’encre n’est pas encore sèche que déjà des citoyens américains manquent de respect à notre peuple, notre pays et notre constitution, poursuit Joseph Lelang. Nous n’exigeons rien d’autre que ce qui nous a été volé soit rendu et que ces voleurs soient tenus responsables de leurs actions.» Les États-Unis n’ont pas encore réagi officiellement à ces accusations.

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