Un phénomène météorologique de plus en plus fréquent dans l’Hexagone. Comme le souligne Le Parisien, un air chargé en sable du Sahara traverse à nouveau la France depuis le début du mois de septembre. Porté par des vents en provenance du nord de l’Afrique, ce « voile de poussières désertiques », qu’on a pu observer plusieurs fois ces dernières années, engendre de la pollution et peut donc être dangereux pour la santé des habitants.
Dans certaines régions, la qualité de l’air se détériore radicalement au passage des nuages de sables. C’est notamment le cas des départements des Pyrénées-Atlantiques, des Landes mais aussi de la Vienne, où les PM10, les particules fines dites « grossières », sont légions.
Pour protéger la population, la préfecture des Pyrénées-Atlantiques a déclenché la procédure d’alerte pollution niveau 2. Avec cette mesure, la vitesse est réduite de 20 km/h dans l’agglomération de Pau et Bayonne et il est conseillé aux citoyens d’« éviter les zones à fort trafic routier aux heures de pointe », de réduire le temps passé dehors et de « privilégier les activités modérées ». L’absence de pluies, qui auraient pu « lessiver » l’atmosphère, renforce ce pic de pollution, soulignent nos confrères.
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Des risques élevés pour les personnes à risque
Si la situation est critique dans le Sud-Ouest, elle l’est également sur le reste du territoire. L’association Atmo-France, qui délivre un indicateur journalier de la qualité de l’air, souligne que celle-ci a été « dégradée » sur la majeure partie du pays mercredi 6 septembre. Elle a même été qualifiée de « mauvaise » le long d’une diagonale allant de Rouen (Seine-Maritime) à Montpellier (Hérault), en passant par le Centre-Val-de-Loire et le Massif central.
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Les personnes à risque, comme notamment les femmes enceintes, les enfants en bas âge, les personnes âgées et les personnes souffrant de pathologie respiratoire ou cardiaque, sont vulnérables durant ces pics de pollutions. Plus particulièrement lorsque les particules fines ne sont pas arrêtées par les voies naturelles et s’installent dans les poumons ou le sang par exemple.
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L’Agence régionale de la santé (ARS) recommande en cas de pollution atmosphérique d’éviter de pratiquer une activité physique et sportive en plein air, de ne pas circuler dans des zones à fort trafic routier lors des heures de pointe et de privilégier les sorties plus brèves. Dès la moindre gêne respiratoire ou cardiaque, il faut consulter un professionnel de santé.
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