Un dialogue communautaire s’est tenu pendant deux jours cette semaine à Natitingou, dans le nord-ouest du pays. Organisé par l’Initiative mondiale contre la criminalité organisée (GITOC), il a réuni des participants des communes de Tanguiéta et Matéri : chefs religieux, chefs de villages, représentants d’associations de jeunes, de femmes, d’éleveurs et d’agriculteurs. Comme dans d’autres pays côtiers, l’objectif était de réfléchir aux impacts des économies illicites sur la vie de ces communautés, aux liens avec le terrorisme, et de réfléchir à des solutions pour y faire face.
Contrebande, vente de carburant en dehors des stations service et corruption font partie des sujets évoqués par les participants. Une vingtaine, venus de deux communes de l’Atakora, frontalier du Burkina Faso et du Togo, qui abrite le parc national de la Pendjari, département du nord du Bénin qui a enregistré des attaques terroristes à plusieurs reprises depuis mai 2019.
L’objectif, selon l’enseignant Abdel Aziz Mossi, facilitateur de ce dialogue consacré à la résilience communautaire, est d’expliquer aux participants (religieux, chefs de villages ou représentants d’associations), les activités illicites qui ont cours dans leurs localités. Et les liens avec les conflits et l’extrémisme violent et leur donner des clés pour essayer d’y faire face.
« Si on n’arrête pas ça, les gens s’appauvrissent et l’État prend un coup », résume un participant, qui compte créer de petits groupes, à son retour, pour expliquer à sa communauté, sensibiliser et « pouvoir couper le lien de la violence ».
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