un enseignant tué et deux personnes blessées, un ancien élève arrêté

Des cadres du renseignement avaient fait remonter au ministère de l’intérieur des inquiétudes liées à « une atmosphère propice au passage à l’acte »

Selon notre journaliste Antoine Albertini, plusieurs cadres du renseignement avaient fait remonter au ministère de l’intérieur des inquiétudes liées à « une atmosphère propice au passage à l’acte » d’individus isolés, rendant leur détection plus complexe.

« L’ambiance rappelle l’automne 2020 lorsque le sujet des caricatures de Mahomet est revenu sur le devant de la scène et que des éléments témoignant d’une tension grandissante ont commencé à se multiplier à travers le territoire », détaille l’un d’eux.

Le 1er septembre 2020, deux jours après l’ouverture du procès de la tuerie de Charlie-Hebdo, au cours de laquelle 12 personnes avaient été tuées et cinq blessées en 2015 par les frères Kouachi, l’hebdomadaire avait de nouveau publié des dessins satiriques raillant le prophète de l’islam, déclenchant une série de manifestations hostiles à travers le monde. Trois semaines plus tard, dans la matinée du 25 septembre 2020, Zaheer Hassan Mehmood, un ressortissant pakistanais âgé de 25 ans avait blessé deux personnes à proximité des anciens locaux du journal dans le 11ème arrondissement de Paris avant d’être interpellé.

Quinze jours plus tard, Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie, était assassiné devant le lycée de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), après avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet lors de cours sur la liberté d’expression. L’auteur de cet attentat, un jeune Tchétchène de 18 ans, avait été abattu sur place par la police.

Antoine Albertini

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