un nouveau séisme en Haïti

Un séisme de magnitude 5.7 a fait quatre morts et 36 blessés dans la Grande Anse, une partie du sud-ouest d’Haïti, mardi matin, écrit Alter Presse. Parmi les victimes, deux fillettes tuées par l’effondrement de deux maisons dans le quartier très peuplé Sainte-Hélène à Jérémie, « où les constructions sont faites en-dehors des normes », relève Gérald Guillaume, le responsable de la protection civile dans la Grande Anse. Jérémie où, comme à Abricots, les secousses ont été particulièrement ressenties. Selon le géologue Claude Prépetit joint par Le National, les récentes secousses (il y en a eu aussi dimanche) « sont dues à une augmentation des activités sismiques dans les départements des Nippes, du sud et de la Grande Anse, depuis le tremblement de terre majeur du 14 août 2021 qui a activé la faille qui se trouve dans la presqu’île du Sud ».

Ce séisme intervient après des inondations qui avaient déjà été dévastatrices : « 51 morts, 140 blessés, 18 disparues, 8 320 maisons détruites », égrène Gazette Haïti, « après les pluies qui se sont abattues sur Haïti le week-end écoulé ». Et les derniers séismes viennent « aggraver la situation déjà précaire de la région, qui lutte pour faire face aux conséquences des intempéries », se désole Le Nouvelliste, qui poursuit : « Beaucoup de familles, craignant des répliques, prévoient de passer plusieurs nuits à la belle étoile. Sauf que pour des étoiles, ils n’en verront certainement pas en cette saison cyclonique ». Et le journal de noter que « les victimes ont désespérément besoin d’aide ». Le National annonce de son côté que selon l’Unité hydrométéorologique d’Haïti, ce mercredi et ce jeudi, « une onde tropicale traversera le pays et pourra provoquer des activités pluvieuses, surtout dans le département du Sud ».

Les États-Unis enfumés

Les États-Unis font face aux fumées des incendies qui font toujours rage au Canada. Deux photos, l’une dans les pages intérieures du Washington Post, la Statue de la liberté prise dans un brouillard orangeâtre. L’autre, c’est dans le New York Times, une vue du quartier de Manhattan – la fumée est tellement opaque qu’on a du mal à distinguer les immeubles. « Des paysages enfumés – tellement courants en Californie depuis quelques étés – rendent aux États de l’est du pays une visite improbable et toxique », écrit le journal : « un voile épais de fumée canadienne est en train de s’étendre vers le sud sur une bonne partie du Midwest, de la vallée de l’Ohio, du nord-est, donnant au ciel une teinte laiteuse et apportant une dangereuse pollution de l’air à la zone la plus peuplée du pays ». Hier soir, écrit le journal, la qualité de l’air à New York était la pire des grandes villes du monde. Le Washington Post souligne qu’il a été demandé aux New Yorkais qui font partie des populations à risque de porter des masques.

Le Boston Globe s’inquiète de l’arrivée des fumées dans l’État du Massachusetts. Ces fumées ne sont pas nouvelles, explique Jonathan Levy, professeur de sciences environnementales à l’université Harvard. Mais si, dans le Massachusetts, la qualité de l’air s’améliorait depuis un certain temps, le phénomène s’est inversé depuis quelques années, en partie à cause de l’augmentation des feux de forêt. Une augmentation de la fréquence et de l’intensité de ces feux due au changement climatique, qui rend les périodes de sécheresse plus longue. « Le changement climatique n’est pas cette notion abstraite de quelque chose qui se passera dans très longtemps. Nous sommes affectés aujourd’hui, demain, et le jour d’après », conclut le scientifique.

Au Salvador, le directeur de la police menace les journalistes

Le directeur de la police salvadorienne Mauricio Arriaza a indiqué ce mardi, écrit El Diario, que les politiques et les journalistes « liés » à la trêve avec les bandes armées « vont devoir répondre de leurs actions » lors de « procédures judiciaires », complète Contrapunto. Il les accuse entre autres d’« apologies de crimes ». Des déclarations qui interviennent alors que, le 29 mai dernier, l’ex-président salvadorien Mauricio Funes a été condamné par contumace à 14 ans de prison pour avoir négocié une trêve en 2012. Trêve révélée par le journal El FaroEl Pais reprend la réaction sur Twitter d’Oscar Martinez, le chef de la rédaction d’El Faro : « Le directeur de la police a annoncé qu’ils allaient poursuivre les journalistes qui ont couvert la trêve. Ce pays n’aurait pas connu l’existence de la trêve sans le journalisme, ni celle des nombreux accords qui sont venus après, y compris lors du gouvernement Bukele » – Nayib Bukele, le président actuel, lui aussi soupçonné d’avoir conclu une trêve par le passé. « C’est scandaleux ! », conclut le journaliste.

Astrud Gilberto, The Girl from Ipanema

On a appris ce mardi le décès d’Astrud Gilberto, la chanteuse du célèbre « Girl from Ipanema ». L’« icône de la Bossa Nova », écrit Correio Braziliense, est morte à l’âge de 83 ans. Elle avait remporté en 1965 un Grammy Award – le premier décerné à une Brésilienne – pour la version anglaise de Garota de Ipanema, qui l’a popularisée dans le monde entier. « Astrud Gilberto se trouvait au bon endroit au bon moment », raconte Folha de Sao Paulo : « dans le studio où son mari Joao Gilberto, Tom Jobim et Stan Getz enregistraient l’album. Comme il manquait quelqu’un pour la chanter en anglais, elle s’est portée volontaire » – cette fille de professeur de langue parlait l’italien, le français, l’espagnol, le japonais et l’anglais. Et puis, raconte Folha, « comme l’enregistrement dépassait les cinq minutes, le producteur, séduit par sa voix, édite un single où il ne garde que sa partie et le saxo de Stan Getz, supprimant celle chantée par Joao ». Du jour au lendemain, « Astrud est élevée au rang de véritable ‘fille d’Ipanema’ et de sex-symbol aux yeux et aux oreilles du monde entier ». O Globo rappelle que pour cet enregistrement, elle n’a gagné que 120 dollars…

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