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Après les violences contre l’ambassade française à Niamey apparues à la suite du putsch de la semaine dernière, le Quai d’Orsay a annoncé affréter des avions pour les Français et Européens désireux de quitter le pays.
Un avion a décollé de Paris ce mardi 1er août à la mi-journée et est en route vers l’aéroport de Niamey pour évacuer les premiers ressortissants français de la capitale du Niger, a indiqué mardi à l’AFP une source informée de l’opération d’évacuation.
Cette source s’est refusée à donner des détails sur l’heure de retour de l’appareil. Une autre source informée de l’opération avait indiqué plus tôt à l’AFP que la France enverrait des avions militaires, non armés, pour assurer l’évacuation des Français et Européens – sur la base du volontariat – désireux de quitter le pays après le putsch de la semaine dernière. Ces avions ont une capacité de plus de 200 passagers.
Le Quai d’Orsay justifie cette décision par les «violences qui ont eu lieu contre notre ambassade avant-hier et la fermeture de l’espace aérien qui laisse nos compatriotes sans possibilité de quitter le pays par leurs propres moyens». «Cette évacuation débutera dès aujourd’hui», précise-t-il, ajoutant que la France pourrait évacuer également «des ressortissants européens qui souhaiteraient quitter le pays».
Modalités de l’opération
Le gouvernement français n’était pas en mesure de dire si l’opération se déroulerait sur plusieurs jours, ne sachant pas encore combien de ressortissants souhaitaient partir du pays. Les Français du Niger ont été prévenus par un message de l’ambassade de France à Niamey. «Face à la dégradation de la situation sécuritaire au Niger, et profitant du calme relatif dans Niamey, une opération d’évacuation par voie aérienne est en cours de préparation depuis Niamey».
Le message aux Français indique que «cette opération d’évacuation (…) a fait l’objet d’une coordination avec les forces nigériennes». Quelque 600 Français se trouvent actuellement sur place au Niger, un chiffre qui ne prend pas en compte ceux en vacances et se trouvant pour le moment hors du pays.
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Prise de pouvoir par les militaires
Lundi, les militaires qui ont pris le pouvoir au Niger et renversé le président élu Mohamed Bazoum, ont accusé la France de vouloir «intervenir militairement», ce que Paris a démenti. Lors d’une manifestation de partisans du putsch devant l’ambassade de France à Niamey dimanche, des milliers de personnes ont voulu entrer dans l’ambassade, avant d’être dispersés par des tirs de grenades lacrymogènes.
Les putschistes nigériens ont précisé que les tirs avaient fait «six blessés, pris en charge par les hôpitaux» de la capitale. Les voisins ouest-africains du Niger ont menacé dimanche d’utiliser «la force» si le président Bazoum n’était pas rétabli dans ses fonctions d’ici sept jours, une décision soutenue par les partenaires occidentaux de Niamey, dont la France, ex-puissance coloniale dans la région du Sahel minée par les violences jihadistes.
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