Un voyage au Sénégal formateur pour les jeunes et l’équipe du CJE Saguenay

Il y aura eu, au cours de la préparation d’environ un an pour planifier cette activité, quelques imprévus. Mais, au final, toutes ces heures auront valu la peine, parce que les huit participants rentrent de cette aventure la tête remplie de souvenirs.

Ce sont six jeunes de Saguenay qui ont pu se rendre à Notto Diobass, au Sénégal, durant une vingtaine de jours, de la fin novembre à la mi-décembre. Tous les candidats ont dû passer une série de questionnaires et d’entrevues pour s’assurer de leur éligibilité au projet.

Le groupe était éclectique, mais lié par le désir de s’ouvrir au monde. «Il n’y avait pas vraiment de profil, ce sont tous des gens qui avaient un intérêt pour la découverte, une envie de dépasser leurs limites, à acquérir de nouvelles connaissances et élargir leur perception du monde», indique Marc-Antoine Guérin, coordonnateur pour le CJE de La Baie et accompagnateur lors de ce voyage. Sarah Gagnon-Gauthier, intervenante en intégration socioprofessionnelle pour le CJE de Chicoutimi, a également épaulé le groupe.

Les jeunes choisis venaient d’horizons variés. Certains étaient aux études, d’autres sur le marché du travail. La plus jeune volontaire venait de fêter son 18e anniversaire tandis que le plus âgé avait 31 ans. Pour participer, ils devaient être âgés de 18 à 35 ans.

Les participants se sont préparés, ces six derniers mois, à cette grande aventure. Ils avaient notamment des formations obligatoires à suivre, dont l’une de Mer et monde qui a été particulièrement enrichissante au groupe.

Malgré tout, il est difficile de se préparer parfaitement à ce qu’ils ont vécu là-bas, admettent les accompagnateurs, pour qui ce voyage était une première expérience de ce genre.

S’ouvrir à l’autre

Ce séjour a sorti les participants de leur zone de confort. «Le but premier de ce voyage était d’aller à la rencontre d’une autre culture. On voulait également faire une action qui allait redonner au village. C’est de là qu’on a restauré deux classes scolaires, autant à l’intérieur que l’extérieur», explique M. Guérin.

Les voyageurs logeaient chez l’habitant tout au long de ce séjour. Ils ont fait face à de nombreuses différences, que ce soit dans la nourriture, les coutumes, la façon de s’exprimer, et plus encore, qui ont demandé une certaine adaptation qui aura été au final bénéfique pour tous.

Pierre Coulibaly de Mer et Monde a accompagné le groupe tout au long de leur séjour et a été d'une grande aide pour les accompagnateurs.

Les intervenants ne peuvent parler que pour eux, alors qu’ils rencontrent les étudiants participants pour un retour sur l’activité au cours des prochains jours, mais se doutent que tous ont grandi de cette expérience.

«Je pense qu’ils ont appris à ne pas se fier à leur premier jugement, à leurs préjugés. Ils ont appris de s’ouvrir à l’autre, à tout ce qui est différent de ce qu’on connait, de ce qu’on sait», continue Sarah Gagnon-Gauthier, à son tour.

Les intervenants ajoutent qu’ils ont bien vu que le Sénégal n’a pas à être sauvé, même que ce sont eux au final qui ont grandement à apprendre de leurs hôtes. Tous les participants ont pu s’inspirer des valeurs portées par les Sénégalais, notamment de leur «entraide extraordinaire» et de l’importance qu’ils accordent à prendre soin des autres.

Cette expérience agira à titre de projet-pilote pour le CJE Saguenay. À la suite des apprentissages faits par cette première expérience, d’autres voyages pourraient voir le jour. L’équipe tirera les conclusions nécessaires de celui-ci, avant de se tourner vers l’avenir et sur les possibilités futures d’un projet comme celui-là. Or, l’intérêt est bien là.

Les participants ont aidé à la restauration de deux salles de classe.

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