Le gouvernement princier avait prévenu: aucune dérive ne serait tolérée dans les rues de la Principauté, en marge du salon Top Marques (8 au 12 juin). Pour juguler le phénomène de concentrations automobiles sportives, la menace de cinq jours d’immobilisation de véhicules avait été brandie, couplée à une vaste campagne de prévention.
GMK, influenceur automobile aux 2,6 millions d’abonnés et ambassadeur de l’événement, avait lui aussi prévenu sa communauté des risques encourus en cas de troubles à l’ordre public.
Ainsi, par rapport à la précédente édition, le nombre d’immobilisations a été réduit de moitié. En 2019, 101 bolides avaient été placés au cœur d’une fourrière improvisée au pied de la digue. Cette année, ce sont 53 grosses cylindrées qui ont été escortées par les motards de la Sûreté publique jusqu’au chapiteau de Fontvieille puis contraintes à couper le moteur pendant 120 heures.
« Ce sont principalement des infractions qui concernaient la vitesse excessive et le fait de ne pas avoir mené son véhicule avec prudence, détaille le commandant principal Fabien Vachetta, chef de la division de l’Événementiel et du cadre de vie de la Sûreté publique. À cette seconde infraction s’en greffait une autre : le bruit causé sans nécessité, correspondant à une contravention de 300 euros. »
« On a montré qu’on tenait
le terrain »
Des nuisances sur l’asphalte concentrées sur le tunnel Louis-II, le boulevard du même nom, le rond-point du Portier, l’avenue Princesse-Grace mais aussi la montée des Spélugues et son épingle du Fairmont, où bon nombre de carspotters guettaient l’arrivée des puissants véhicules. « Avec l’appui de la police urbaine, la police maritime et l’UPCV, les agents en gilets bleus sur les vélos électriques, on a montré qu’on tenait le terrain et qu’aucun égarement ou débordement ne serait toléré, poursuit le gradé, Fabien Vachetta. On a maintenu le dispositif, parfois, jusqu’à 2h30. On ne partait que lorsque les rues étaient désertes. »
Crédit: Lien source


Les commentaires sont fermés.