Après une semaine de lutte entre pianistes et violonistes venus du monde entier, la finale des Masters, samedi à l’Opéra, a été éblouissante. Elle opposait en violon une Italienne et une Française et en piano un Arménien et un Chinois. Le jury, composé de personnalités internationales, autour du directeur du concours Jean-Marie Fournier, était présidé par le grand violoniste Maxime Vengerov. Les candidats étaient accompagnés par le Philharmonique de Monte-Carlo sous la direction du chef du Philharmonique de Hong Kong, Lio Kuokman.
En violon, la victoire revint de manière incontestable à la Française Iris Scialom interprétant le concerto de Sibelius. Ce petit bout de femme nous a éblouis par l’intensité de jeu.
En piano, la victoire revint de manière moins évidente au Chinois Aristo Sham. Ce surdoué à l’allure d’adolescent, né à Hong Kong, diplômé d’économie de l’Université d’Harvard en plus de ses études musicales, a joué de manière étincelante le 3ème. concerto de Rachmaninov.
Mais nous avons beaucoup aimé la noblesse de jeu de son concurrent Zhora Sargsyan, magnifique interprète du 2ème. concerto de Rachmaninov. Il fit une démonstration de « grand piano »: beau son, magnifique phrasé, interprétation au plus profond de la partition. Contrairement aux autres concours internationaux, aux Masters de Monaco il n’y a qu’un seul prix par discipline. Il n’était donc pas possible d’en attribuer aux deux pianistes!
Ce prix de 30.000 euros a été remis aux vainqueurs violoniste et pianiste par le colonel Luc Fringant au nom du prince Albert II. Dédiée à la mémoire du Prince Rainier III à l’occasion de la célébration des cent ans de sa naissance, l’édition 2023 des Masters comptait double par la présence de deux disciplines. Mais aussi par la qualité des concurrents.
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