C’est une première en France selon L’Informé. Canal+ a récemment lancé une offensive juridique en assignant en justice trois mastodontes de la Tech : Google, Cloudflare et Cisco. À l’origine des griefs, la recrudescence des sites illégaux de streaming sportif. Une pratique bien connue qui met à mal les audiences du groupe. Pour rappel, Canal+ détient les droits de diffusion de grands championnats comme la Champions League ou le Top 14.
Des blocages contournés
Canal+ avait initialement sollicité les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) pour bloquer plusieurs de ces sites illégaux. Ces FAI avaient répondu favorablement en septembre 2023. À l’époque, ils avaient coupé l’accès à ces sites grâce à leurs DNS (Domain Name System), les noms de site qui rendent intelligibles les adresses IP.
Or contourner ces blocages s’est avéré d’une simplicité enfantine. Aidés par des tutos en ligne, les internautes n’ont eu qu’à changer utiliser des DNS alternatifs renvoyant vers les mêmes sites poru contourner les restrictions. Une astuce qui permet de neutraliser la mesure de blocage en un tour de main. Face à cette situation, Canal+ a donc décidé d’attaquer en justice les trois principaux fournisseurs de DNS alternatifs, à savoir Google, Cloudflare et Cisco.
Plus de 50 sites bloqués
Selon nos confrères, le groupe s’appuie pour ce faire sur l’article 330-10 alinéa 1 du Code des sports, qui autorise les ayants droit de compétitions sportives à demander au juge « toutes mesures proportionnées » pour mettre un terme à toute atteinte à leurs intérêts. En d’autres termes, Canal+ exige que ces entreprises bloquent l’accès aux sites de streaming illégaux pour les internautes qui les sollicitent.
En début d’année, plus de 50 sites pirates avaient été bloqués par les FAI en France. La nouvelle bataille judiciaire engagée par Canal+ pourrait toutefois porter la lutte contre le piratage sportif en ligne dans une nouvelle dimension.
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