VIDÉO. Le CHU de Besançon se dote d’une nouvelle salle de radiologie à la pointe de la technologie

Radiographie, scanner et échographie peuvent désormais être réalisée sur un même site. De quoi permettre des opérations de haute précision et avec un minimum d’impact pour le patient.

La Quotidienne des Régions

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C’est un équipement à la pointe de la technologie. L’hôpital de Besançon vient de se doter d’une toute nouvelle salle de radiologie. Trois systèmes diffférents d’imagerie, scanner, radiograhie et échographie peuvent être combinés sur un même site. Un caractère multimodal inédit au CHU. « Là, où, dans notre service, l’échographie, la biopsie sous scanner, la biopsie sous échographie, les gestes d’angiographie [imagerie médicale portée sur les vaisseaux sanguins ndlr] étaient réparties dans différentes salles, là, tout est en une salle unique, avec des conditions de bloc opératoire et d’anesthésie générale possibles », se réjouit Éric Delabrousse, chef du service de radiologie. 

Des machines de dernière génération qui travaillent en fusion et se complètent. Le scanner acquis, cinq fois plus précis que les générations précédentes, permet désormais de guider un geste opératoire en direct, et de limiter les actes chirurgicaux importants. « La radiologie interventionnelle, ce sont des gestes mini-invasifs, détaille Éric Delabrousse. Là où, par exemple, pour enlever une tumeur du foie, il y avait l’obligation de faire une incision, arriver jusqu’au foie, le sortir, l’opérer, aujourd’hui, par un simple abord percutané, sous guidage de l’imagerie, on vient placer à l’intérieur de la tumeur une aiguille qui chauffe ou refroidit et qui permet, en une dizaine de minutes, de la détruire complètement. »  

La précision, elle, est « absolue », affirme Philippe Manzoni, radiologue. « C’est 0,1 mm, continue-t-il. Quand on a un trajet déterminé, on est sûr de pouvoir passer entre les côtes, on peut même passer près du cœur, entre les vaisseaux. » 

Ces nouvelles technologies permettent de limiter les cicatrices issues d’opérations importantes. « Le patient se retrouve avec un pansement sec sur une toute petite incision, et pour certains qui ont été anesthésiés, la notion presque de ne pas avoir eu de geste », analyse le chef du service.

Autre avantage de ce système : il renforce les prises en charge rapides. « Dans le cadre du virage ambulatoire, il y a la notion de faire rentrer les patients et de les faire sortir plus rapidement, avec un moindre coût. » Le super scanner va aussi soulager les trois autres machines qui tournent déjà au CHU. Alors que les délais pour obtenir un rendez-vous pour un scanner sont parfois très longs, ce nouvel appareil devrait changer la donne. 

Ce nouvel équipement, qui a coûté près de deux millions d’euros, a été entièrement financé par le Fonds européen de développement régional (FEDER). « C’est un grand pas pour l’attractivité du CHU de Besançon, pour le confort des malades. C’est très réjouissant de voir à quoi peut servir l’argent de l’Europe », sourit Marie-Guite Dufay, présidente (PS) de la région Bourgogne-Franche-Comté. Aujourd’hui en France, selon Éric Delbrousse, seule une dizaine d’établissements, la plupart dans ces centres de lutte contre le cancer, est équipée d’une salle de ce niveau de technologie. 

Propos recueillis par Emmanuel Rivallain.


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