Yussef Dayes continue de se réinventer sur « Black Classical Music »

Originaire du sud-est de Londres et élève de Billy Cobham, Yussef Dayes n’a pas attendu longtemps pour s’imposer comme le maître rythmicien de la scène jazz européenne dès ses débuts au sein du quatuor afrocentriste United Vibrations, fondé avec ses frères Ahmad et Kareem et le saxophoniste Wayne Francis. Participant à la constante mutation du jazz, il a intégré dans son jeu les rythmes africains, du grime britannique, de l’afrobeat, du rock ou du funk que ce soit avec le claviériste Kamaal Williams dans le duo éphémère Yussef Kamaal ou avec son ami, le producteur groove Tom Misch.

Kali Uchis, Kehlani, Pa Salieu ou Loyle Carne font aussi partie de ses multiples collaborations en tant que producteur ou compositeur, mais c’est sous son seul nom qu’il écrit un nouveau chapitre de sa folle aventure avec l’album Black Classical Music, attendu le 8 septembre sur le label Brownswood.

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Sur les 19 titres de l’album, le batteur a fait appel au claviériste Charlie Stacey, au bassiste Rocco Palladino, au saxophoniste Venna et au percussionniste Alexander Bourt. Des collaborateurs proches rejoints par une myriade d’invités formant un véritable All Stars : les chanteurs jamaïcains Masego et Chronixx, Tom Misch, le saxophoniste Shabaka Hutchings, la trompettiste de la formation Kokoroko Sheila Maurice-Grey, le claviériste Elijah Fox, le chanteur et producteur Miles James ou le tubiste Theon Cross.

« Qu’est ce que le jazz ? D’où ça vient ? À la fois de la Nouvelle-Orléans, des rives du Mississippi, des Caraïbes, de la culture sud-américaine et des rituels africains. L’idée est de continuer à perpétuer l’héritage de Miles Davis, Rahssan Roland Kirk, Nina Simone, John Coltrane, Louis Armstrong – une musique qui évolue sans cesse et dont le potentiel est sans limites. Le groove, les compositions, la spontanéité… Le tout porté par un amour pour la famille, de la discipline et une volonté de respecter le très fort niveau d’exigence des grand musiciens noirs classiques. Chercher à conjuguer le rythme calqué sur les battements du cœur, les mélodies pour l’esprit, avec la basse au cœur » déclare Yussef Dayes.


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